Mercedes renonce à racheter des parts d'Alpine F1 : les négociations s'arrêtent sur le prix
Source : Auto Plus — Auteur : Yann Lethuillier
Voir l'article originalCela faisait plusieurs mois que Mercedes et son directeur d'écurie Toto Wolff discutaient d'une entrée à hauteur de 24 % dans le capital d'Alpine F1. De quoi tisser des liens plus étroits encore entre deux structures déjà liées sportivement, depuis qu'Alpine utilise les moteurs Mercedes cette saison.
Mais selon la BBC, qui cite des sources internes, les discussions ont capoté sur la question du prix. Otro Capital, fonds new-yorkais détenant le quart d'Alpine non possédé par Renault, réclamait 536 millions de livres sterling pour ses parts (soit environ 618 millions d'euros) valorisant ainsi l'ensemble de l'écurie à 2,2 milliards de livres. Un chiffre que Mercedes aurait jugé hors de proportion.
Du côté germano-britannique, la valorisation raisonnable tournerait plutôt autour de 1,6 à 1,8 milliard. L'écart est considérable, d'autant qu'Otro avait acquis ces mêmes parts en 2023 pour environ un tiers du prix aujourd'hui réclamé.
Une équipe déficitaire à prix de championne
Ce qui rend la position d'Otro d'autant plus délicate à défendre, c'est le contexte sportif. Alpine a terminé dernière du Championnat des constructeurs en 2025. Cette saison, elle pointe pour l'instant à la cinquième place. Un mieux, certes, mais pas de quoi justifier une valorisation à la hausse.
L'équipe est par ailleurs déficitaire. Vendre des parts à 2,5 milliards de valorisation dans ces conditions relève davantage du pari que de la négociation en bonne et due forme. Mercedes n'a fait aucun commentaire officiel, ce qui est sa façon habituelle de confirmer sans confirmer.
Flavio Briatore aux manettes, Renault en retrait
Pendant ce temps, Alpine continue sa propre recomposition. Flavio Briatore, qui a repris les rênes de l'équipe, vient de décrocher Gucci comme sponsor principal à partir de 2027. Une alliance qui doit sans doute beaucoup aux relations personnelles entre l'entrepreneur italien et Luca de Meo, désormais à la tête de Kering.
cQuant à Renault, qui possède 76 % de l'écurie et disposait d'un droit de veto sur d'éventuelles cessions jusqu'à l'automne, il aurait, selon une source interne citée par la BBC, "cru comprendre que les discussions s'étaient arrêtées". Une formulation prudente pour un actionnaire majoritaire qui semble, lui aussi, observer la situation de loin.
En attendant, Zak Brown, le patron de McLaren, a déjà tiré la sonnette d'alarme fin avril sur les imbrications financières entre écuries concurrentes, estimant qu'elles menaçaient "l'intégrité du sport automobile". Un sujet que personne, dans les paddocks, ne semble vraiment pressé de trancher.
Cet article provient de Auto Plus. Lire l'article original →




