28 conducteurs flashés par jour : ce radar possède le record de sa région !
Actualités

28 conducteurs flashés par jour : ce radar possède le record de sa région !

Thomas Morel 29 octobre 2026

Source : Auto Plus — Auteur : Thomas Morel

Voir l'article original

La carte des radars dans le Gers est déjà bien fournie, et les automobilistes du département le savent. Au 30 décembre 2025, 21 radars fixes surveillaient les axes gersois. On comptait 11 tourelles, 6 cabines classiques et 4 radars dits discriminants. Cela représente 10,9 appareils pour 100 000 habitants, alors que la moyenne nationale tourne autour de 4,8. Sur douze mois, ces dispositifs ont relevé 42 878 infractions au code de la route. Dans ce paysage déjà très surveillé, un seul boîtier se détache pourtant nettement des autres. Le nombre d'excès de vitesse qui y sont constatés dépasse largement la moyenne.

Il se trouve sur la D1124, l'ancienne RN124 qui relie Auch à Toulouse. La route passe notamment par L'Isle-Jourdain et Gimont. C'est un axe de transit majeur où se croisent véhicules légers et poids lourds. Sur ce tronçon, un radar automatique enregistre à lui seul plus de 10 000 infractions par an. Ce volume en fait le champion des flashes du département. Son emplacement précis, son fonctionnement et les raisons d'un tel record interrogent les conducteurs. Beaucoup empruntent chaque jour cette portion très fréquentée.

Où se trouve le radar le plus flashé du Gers ?

Ce radar le plus flashé du Gers est installé sur la D1124, au niveau de la commune de Monferran-Savès. Il se trouve entre L'Isle-Jourdain et Gimont. Il s'agit d'un radar tourelle fixe, bidirectionnel, implanté en bord de chaussée sur un axe très fréquenté. La limitation est aujourd'hui fixée à 90 km/h à son niveau. Ce boîtier est en service depuis le 6 février 2023. Il a relevé 10 217 excès de vitesse du 1er octobre 2025 au 1er octobre 2026. Cela représente en moyenne 28 conducteurs flashés chaque jour. Aucune autre cabine du département n'atteint un tel volume d'infractions sur un an.

Sur la même période, l'ensemble des radars automatiques du Gers ont relevé 42 878 infractions. Le poids de Monferran-Savès dans ce bilan départemental apparaît alors très important. Les estimations réalisées à partir des montants d'amende applicables portent sur ces 10 217 excès de vitesse. Elles indiquent qu'ils pourraient représenter entre 460 000 € et 695 000 € de recettes potentielles sur un an. Il s'agit d'un ordre de grandeur purement théorique. Les sommes effectivement encaissées dépendent des paiements, des éventuelles contestations et des classements sans suite. Ce calcul illustre surtout l'ampleur du phénomène sur ce seul point de contrôle.

Pourquoi ce radar de Monferran-Savès flashe autant ?

Entre Auch et Toulouse, la D1124 est un axe stratégique pour le trafic régional. Selon les portions et les aménagements de chantier, on la retrouve aussi sous les appellations RD1124 ou N124. À hauteur de Monferran-Savès, les études de trafic font état de 13 000 à 14 000 véhicules par jour. Environ 10 % de ce flux correspond à des poids lourds. Ce volume de circulation explique la présence de contrôles renforcés sur place. Le secteur a fait l'objet de travaux et de rectifications de voirie. La limitation de vitesse y a évolué au fil du temps. Elle est passée de 80 à 90 km/h en février 2026, sur décision du Conseil départemental du Gers. Cette modification est intervenue après des signalements d'erreurs de réglage sur certaines portions départementales.

Ce radar très actif concentre aussi une partie du mécontentement local. Dans le Gers, plusieurs cabines ont été bâchées ou dégradées par des usagers ou des syndicats agricoles. La Coordination rurale du Gers fait partie des organisations à l'origine de ces actions. Elles visent à protester contre les contrôles et contre les limitations de vitesse. Sur cette même D1124, à Monferran-Savès, un radar de chantier a été incendié dans la nuit. Les faits se sont produits du 17 au 18 juin 2026. Détruire ou détériorer un radar expose à des sanctions lourdes. La loi prévoit jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 € d'amende. En cas de circonstances aggravantes, la peine peut atteindre 7 ans et 100 000 €. En parallèle des cabines fixes, le dispositif de contrôle du département s'appuie aussi sur des radars autonomes de chantier. Il compte enfin sur la voiture-radar Dexter, chargée de parcourir les routes du Gers.

La vidéo à voir

Essai BMW i3 (2026). Notre avis sur l'électrique à grande autonomie

L'argus · 30 oct.

Cet article provient de Auto Plus. Lire l'article original →

Articles similaires