La vente de carburant a fortement chuté en France en mars
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La vente de carburant a fortement chuté en France en mars

Marie Lizak 30 avril 2026

Source : Auto PlusAuteur : Marie Lizak

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On le sait, le prix du carburant est très élevé. Et il continue encore et encore de grimper, à mesure que le conflit en Iran se prolonge. La faute à la fermeture du détroit d’Ormuz, qui bloque les exportations de pétrole. Résultat, le litre de diesel et d’essence flambe dans les stations-service françaises. Et cela a un impact direct sur le quotidien des automobilistes, qui doivent continuer à prendre leur voiture. Ainsi, une étude avait montré que l’usage de l’auto n’avait pas été réduit durant la crise. Mais qu’en est-il pour la consommation de carburant ? On vous explique tout dans la suite de notre article à ce sujet !

Une consommation de carburant en baisse

Selon les experts, la vente de carburant a fortement chuté en France en avril. De quoi marquer un retournement net après un mois de mars plus stable. C’est en effet ce qu’indiquent les derniers relevés nationaux de consommation, réalisés par le Comité professionnel du pétrole. Ils confirment alors une baisse marquée sur plusieurs segments. Dans le détail, la consommation de gazole a reculé de 18,55 % entre le 11 et le 20 avril. Les supercarburants, incluant le SP95-E10, le SP98 et l’E85, affichent une baisse de 14,5 % sur cette même période.

Sur les vingt premiers jours du mois, le recul apparaît plus modéré mais est resté tout de même significatif. Le gazole a ainsi diminué de 13,88 %, tandis que les supercarburants cèdent 2,40 % par rapport à 2025. Ce repli contraste avec la situation observée en mars. Les données montraient alors une hausse de 8,28 % pour les supercarburants. Le gazole enregistrait, lui, une légère baisse de 2,73 % sur cette même période. Cette évolution s’explique évidemment en grande partie par un contexte géopolitique très tendu au mois de mars.

Les Français s’adaptent

C’est d’ailleurs ce que rappelle Francis Pousse, président national distributeurs carburants et énergies nouvelles chez Mobilians. « Il y a eu un phénomène en début de guerre, de précipitations à la pompe parce qu'on prévoyait que les prix allaient augmenter, et à chaque crise, les gens ont peur de ne plus en avoir ». Après ce pic ponctuel, la consommation s’est alors progressivement normalisée en France. « Mars était plutôt à l'étale, mais là effectivement, c'est une vraie dégringolade en deuxième période d'avril ». Ainsi, selon Francis Pousse, les Français adaptent leurs comportements face aux prix élevés du carburant.

Il explique que « les gens essaient de trouver d'autres solutions pour se déplacer ». Ainsi, le covoiturage rencontre de plus en plus de succès, tout comme le train. Et c’est tout particulièrement le cas en cette période de vacances. Mais la prudence reste toutefois de mise avant de tirer des conclusions définitives. Et cela « pour voir si c'est un mouvement de fond ou si c'était épisodique ». Car rien n’est encore joué pour le moment, alors que le conflit se poursuit encore. Mais malgré cette incertitude, le spécialiste anticipe déjà une poursuite du recul des volumes vendus.

A noter que la baisse des ventes ne concerne pas que les particuliers. Ainsi, le gazole non routier, utilisé par les agriculteurs et les pêcheurs, recule fortement. Entre le 1er et le 20 avril, son volume a ainsi chuté de 26,18 % par rapport à 2025.

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