Les ventes électriques de Renault, en hausse de 75 %, sauvent en partie le trimestre du groupe
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Les ventes électriques de Renault, en hausse de 75 %, sauvent en partie le trimestre du groupe

Rédaction 29 octobre 2026

Source : Caradisiac — Auteur : Rédaction

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Merci l’électrique, merci la Chine et l’Inde. Ainsi pourrait se traduire le sentiment général après la publication des chiffres trimestriels du groupe Renault, la légère hausse de 1,5 % du chiffre d’affaires qui s’établit à 11,6 milliards d’euros.

Que vient faire la Chine dans cette affaire alors que le losange n’y vend pas d’autos ? Renault partage son usine brésilienne de Curitiba avec Geely qui vient de débuter l’assemblage de son SUV E5 alors que d’autres autos, de marque Renault et Geely sont également au programme, avec des grosses espérances, de quoi donner la confiance au patron du groupe François Provost qui maintient ses objectifs 2026 et sa marge opérationnelle prévue de 5,5 %

En difficulté dans le monde, à l’aise en Europe

En Inde, c’est l’effet de l’intégration dans les comptes de la coentreprise locale avec Nissan qui commence à produire ses fruits et participe à la croissance du groupe à hauteur de 4,9 %. Mais au-delà de ces béquilles externes qu’en est-il du cœur de métier de Renault : la fabrication est la vente d’autos qui porte son logo ou ceux de son groupe ?

Au niveau mondial, les ventes de la marque Renault reculent de 2,9 % car en Turquie comme en Amérique du Sud, le losange n’a pas la cote ces temps-ci, contrairement à l’Europe ou la hausse est de 6,3 % ces trois derniers mois.

Une augmentation qui doit beaucoup aux VE de la gamme, carrément en hausse de 75 % depuis le début de l’année. La star incontestée c’est évidemment la R5, mais la nouvelle Twingo démarre également en trombe avec 26 000 commandes déjà engrangées.

Reste le cas, complexe, d’Alpine. Selon le groupe Renault, tout va bien à Dieppe, puisque les ventes ont progressé de 65 %. Mais sur les 12 269 autos distribuées, 8618 étaient des A290 assemblées à Douai dans l’usine qui fabrique des R5, et non pas en Normandie, ou l’on s’ennuie et ou la production a été réduite de 50 % pour cause du fiasco de l’A390.

Chez Alpine et Dacia, c’est pas la grande forme

Du côté de l’autre marque du groupe, Dacia, le gros temps est, là encore, persistant. Les ventes continuent de fondre. Elles ont plongé de 12,8 % ces trois derniers mois, et de 9,7 % depuis le début de l’année. La faute aux Chinois, qui concurrencent la marque bon marché plus qu’aucun autre fanion occidental.

La faute aussi à un manque de voiture électrique au sein de la gamme. Chez Dacia on attend la nouvelle Spring (version franco roumaine de la Twingo) comme le sauveur. On compte aussi, dans une moindre mesure, sur le nouveau Striker pour retrouver un peu d’air frais.

Renault plombé par Dacia, voilà qui est paradoxal après plus d’une décennie ou le losange pouvait compter sur sa filiale, lorsqu’elle tait vraiment low cost pour assurer ses fins de mois.

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