Moselle : Elle conduit ivre et sous anti-dépresseurs avec son fils à côté, il appelle les gendarmes apeuré
Source : Auto Plus — Auteur : Etienne Villaret
Voir l'article originalUn adolescent de 14 ans qui compose le numéro des gendarmes, alors qu’il se trouve à côté de sa mère au volant, alcoolisée et sous antidépresseurs. La scène s’est jouée en Moselle, un samedi d’avril, sur une route qui aurait dû rester banale et qui a fini par mener jusqu’au box des prévenus, selon Le Républicain Lorrain.
Ce jour-là, la quinquagénaire roule alors que son permis est encore suspendu et qu’elle présente plus d’un gramme d’alcool par litre de sang, en plus d’un traitement antidépresseur. Apeuré, son fils appelle les gendarmes et explique ensuite aux enquêteurs que ce n’était, malheureusement, pas la première fois qu’il vivait une telle situation, un détail qui va peser dans l’histoire.
Moselle : un trajet en voiture qui tourne à l’angoisse pour un adolescent
Les faits se déroulent à Kœnigsmacker, en Moselle, le 25 avril 2026. Ce jour-là, la mère décide de prendre le volant pour circuler avec son fils de 14 ans, alors que son permis est encore suspendu "jusqu’au 25 avril inclus" selon la présidente de l’audience. Les analyses révéleront un taux supérieur à un gramme d’alcool par litre de sang, combiné à la prise d’antidépresseurs, une combinaison qui augmente fortement les risques au volant.
Face au tribunal, la prévenue tente d’expliquer sa décision. "Je pensais que je pouvais reconduire dès le 25 avril. Je n’étais pas à un jour près, si j’avais su, j’aurais attendu", reconnaît-elle à demi-mot dans le box, citée par Le Républicain Lorrain. Le casier judiciaire de cette mère compte déjà sept mentions. Et le récit du fils, qui a appelé la gendarmerie ce jour-là, indique que ce type de scène ne serait pas isolé, ce qui replace ce trajet sous un jour encore plus inquiétant.
Intervention des gendarmes, permis suspendu et prison ferme
À l’audience du tribunal de Thionville, la mère célibataire tente d’abord de montrer des regrets. "J’ai fait peur à mon fils et je le regrette. Mais je suis mère célibataire et c’est compliqué à gérer", explique la mise en cause. Quand la présidente lui demande si elle est consciente de son problème avec l’alcool, elle murmure un "oui". Puis le ton change. Elle se braque et lâche : "Si c’est si grave que ça, mettez-moi en maison d’arrêt ou en hôpital psychiatrique. La solution miracle, moi, je la veux bien !" Un peu plus tôt, elle avait déjà lancé : "Mettez-moi en maison d’arrêt". Des phrases qui traduisent une forme de lassitude, mais aussi une difficulté à se projeter dans un vrai changement.
Le parquet, lui, ne voit pas de prise de conscience réelle. "Depuis les faits, il n’y a pas eu de réelle prise de conscience. Elle se drape derrière ses addictions", pointe le représentant du ministère public, tout en requérant six mois de prison, avec en plus la révocation d’un précédent sursis de trois mois. En défense, Me Solène Jean-Petit-Matile plaide la relaxe pour la conduite sans permis : "Il n’y avait pas d’élément intentionnel. Elle pensait qu’elle l’avait récupéré. Sa seule intention était de passer du temps avec son fils." Après délibéré, le tribunal suit la requête de l’avocate sur ce point, mais aussi les réquisitions du parquet sur la peine : la quinquagénaire est incarcérée immédiatement au centre pénitentiaire de Metz-Queuleu, son permis est annulé pour les dix-huit prochains mois et son véhicule confisqué, pendant que le geste de son fils, ce jour-là, reste au cœur de toute l’affaire.
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