Sécurité routière : mauvais bilan pour le mois de mars
Actualités

Sécurité routière : mauvais bilan pour le mois de mars

Marie Lizak 29 avril 2026

Source : Auto PlusAuteur : Marie Lizak

Voir l'article original

Lorsque l’on prend le volant, il est évidemment très important de faire preuve d’une grande prudence. Et pour cause, même si l’on est un conducteur expérimenté, tout peut arriver. Ainsi, le risque d’accident est toujours présent, quoi qu’il arrive. Et ce même sur un trajet très court ou que l’on connaît bien. C’est d’ailleurs là que le danger est le plus grand, comme le rappelle souvent la Sécurité Routière. Et cette dernière vient d’ailleurs tout juste de publier son bilan de la mortalité pour le mois de mars 2026. On ne peut pas vraiment dire que celui-ci soit très bon, bien au contraire. On fait le point ci dessous…

Mauvais bilan pour la Sécurité Routière

Ainsi, les derniers chiffres publiés par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière dressent un constat préoccupant. Car en mars 2026, 246 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine. Un an plus tôt, elles étaient 232. Cela représente 14 morts supplémentaires et une progression de 6 % en métropole. À l’échelle nationale, la hausse atteint 4 %. Et bien sûr, cela envoie un signal fort, qui inquiète les autorités. Car il faut savoir que ce rebond concerne plusieurs catégories d’usagers.

En effet, les automobilistes sont particulièrement touchés et enregistrent une augmentation avec 123 décès. Soit sept de plus qu’en mars 2025. Les cyclistes subissent également une hausse marquée, avec 16 morts, soit six victimes supplémentaires. Même tendance pour les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés. Car la mortalité grimpe fortement avec 11 décès, soit cinq de plus sur un an selon la Sécurité Routière. Et ce n’est pas tout, car les piétons ne sont pas épargnés non plus. 43 personnes ont été tuées en mars, trois de plus que l’an dernier. Un chiffre évidemment très alarmant pour les pouvoirs publics.

Des usagers touchés différemment

Seule bonne nouvelle : les conducteurs de deux-roues motorisés. Ces derniers ont en effet affiché une baisse sensible en mars 2026. Leur mortalité recule avec 41 décès, soit neuf morts de moins qu’en mars 2025. Une évolution positive, mais insuffisante pour compenser la dégradation générale observée sur les routes françaises. Le nombre de blessés graves reste, lui, stable. Au total, 1 268 personnes ont été gravement blessées sur la période. Une stabilité qui ne masque pas les tensions croissantes relevées par les pouvoirs publics.

La Sécurité routière souligne d’ailleurs que certaines classes d’âge paient un tribut bien plus lourd. Dans son communiqué, elle précise que l’« on observe une hausse de la mortalité des personnes de 18-24 ans (39 tués soit 9 de plus) et pour les personnes âgées de 65 ans ou plus (74 tués soit 7 tués de plus). Et une très légère baisse pour les moins de 18 ans. La mortalité augmente sur tous les réseaux routiers ». Voilà qui a de quoi alarmer les autorités. Et pour le gouvernement, la réponse à cette tendance passe d’abord par la prévention et la pédagogie. Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté explique que « la prévention et la sensibilisation sont des leviers essentiels pour faire évoluer durablement les comportements ».

Le tout alors que les accidents liés à l’usage du protoxyde d’azote continent d’augmenter en France. L’État veut désormais tout faire pour que cette tendance très dangereuse cesse. Le tout par l’intermédiaire de campagnes choc, entre autres.

Cet article provient de Auto Plus. Lire l'article original →

Articles similaires