Floride : Elle s'endort ivre au volant d'une Tesla et l'Autopilot la laisse sur l'autoroute
Source : Auto Plus — Auteur : Etienne Villaret
Voir l'article originalSur l’autoroute I-75, en pleine nuit près de Sarasota, en Floride, les patrouilleurs ont découvert une scène presque irréelle : une Tesla à l’arrêt au milieu d’une voie de circulation, warnings allumés, et au volant… une conductrice profondément endormie. Selon la Florida Highway Patrol, la trentenaire avait bu bien plus que de raison et comptait sur le Autopilot de sa voiture pour la ramener chez elle sans encombre, selon My Sun Coast.
Problème, la technologie n’a pas tout réglé. Intoxiquée à plus de deux fois la limite légale, la conductrice s’est retrouvée arrêtée pour alcool au volant, et sa Tesla immobilisée en plein milieu de l’autoroute après la désactivation de l’assistance. Une situation que les enquêteurs décortiquent encore, et qui soulève une question très concrète pour tous les automobilistes : jusqu’où peut-on vraiment faire confiance à ces systèmes d’aide à la conduite sans se mettre en danger, ni mettre les autres en danger ?
Floride : une femme ivre endormie au volant de sa Tesla sur l’I-75
Les faits se sont déroulés vers 2 heures du matin sur l’Interstate 75, dans le secteur de Sarasota. Selon la Florida Highway Patrol, Kimberly Brown, 37 ans, roulait vers le nord au volant de sa Tesla quand les militaires ont été alertés de la présence d’un véhicule immobilisé sur la voie centrale de l’autoroute. À leur arrivée, la voiture se trouvait à l’arrêt en pleine circulation, et la conductrice dormait au volant. Les tests ont ensuite montré une alcoolémie supérieure à deux fois la limite légale locale pour conduire.
Pour le policier Kenn Watson, la situation frôle la catastrophe. "C'était extrêmement dangereux", a déclaré Kenn Watson, cité par mysuncoast.com. Selon les autorités, Kimberly Brown avait pris le volant alors qu’elle était déjà très alcoolisée, en misant sur l’Autopilot de son véhicule pour rentrer chez elle en sécurité. Les enquêteurs cherchent encore d’où elle venait exactement et ce qui l’a poussée à démarrer dans cet état. Aucune précision n'est donnée à ce sujet pour l’instant, mais l’affaire illustre un scénario que redoutent de plus en plus les forces de l’ordre face à l’essor des aides à la conduite.
Autopilot Tesla, alertes ignorées et loi sur l’alcool au volant en Floride
L’enquête décrit un enchaînement très parlant sur le fonctionnement de l’Autopilot. Comme l’explique l’expert automobile Alistair Weaver, "Il y a en fait des systèmes de surveillance dans le véhicule qui vérifient que vous regardez devant et qui vous avertissent d'abord", explique Alistair Weaver, rédacteur en chef d'une publication automobile, "puis finissent par arrêter la voiture et couper le système si vous ne faites pas attention." Dans le cas de Kimberly Brown, les alertes se sont donc enchaînées sans réponse. Le système a fini par se désactiver, la voiture s’est immobilisée, mais en plein milieu de la voie au lieu de rejoindre un endroit réellement sécurisé. Un détail qui montre bien que ces aides restent limitées et ne transforment pas une voiture en taxi autonome.
Le constructeur rappelle d’ailleurs noir sur blanc que ces systèmes ne sont qu’une assistance et ne remplacent pas un conducteur attentif. Tesla indique que le conducteur doit rester alerte, conduire prudemment et garder le contrôle du véhicule en permanence. En clair, même avec Autopilot activé, la loi considère toujours l’automobiliste comme responsable. En Floride, la conduite sous influence (DUI) reste un délit : au-delà d’un taux d’alcool de 0,08 g/dL, un conducteur risque pour une première infraction une amende comprise entre 500 et 1 000 dollars, soit environ 470 à 940 €, une possible suspension de permis et jusqu’à six mois de prison. Dans cette affaire, l’activation de l’Autopilot n’a donc rien changé au regard des forces de l’ordre : "Elle n'aurait pas dû se trouver au volant, malheureusement elle était alcoolisée à plus de deux fois la limite légale", a indiqué Kenn Watson. Un rappel très concret que, même dans une Tesla bardée d’électronique, la responsabilité reste bien derrière le volant, et que la technologie n’efface jamais les effets de l’alcool ni les obligations du conducteur.
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