Nissan est bien décidé à reprendre du poil de la bête, et voici comment
Source : Auto Plus — Auteur : Marie Lizak
Voir l'article originalLes temps sont durs pour tout le monde, et aucun constructeur n’est réellement épargné. Cependant, tous ne sont pas non plus logés à la même enseigne, bien au contraire. Ainsi, certains traversent une période plus difficile que d’autres. On pense par exemple à Nissan, qui a passé une année 2025 particulièrement éprouvante. La firme japonaise était en forte difficulté, avec des ventes en chute libre. Mais voilà qu’elle est désormais prête à se remettre sur de bons rails, alors que 2026 est déjà bien entamée. Que compte t-elle faire pour y arriver ? Nous allons tout vous expliquer à ce sujet dans la suite de notre article ci dessous !
Nissan sur la voie de la bonne santé ?
Un an après le lancement d’un vaste plan de restructuration, Nissan commence à montrer des signes de redressement. Et c’est bien évidemment une très bonne nouvelle, après des mois très compliqués. C’est en effet ce qu’explique le très sérieux média Automotive News Europe. Ainsi, le groupe japonais a surpris en relevant ses prévisions financières. Il est ainsi passé d’une perte d’exploitation anticipée à un bénéfice de 50 milliards de yens. Et ce dans le cadre de l’exercice clos au 31 mars. Or, c’est un véritable progrès. Car quelques mois plus tôt seulement, le constructeur tablait encore sur une perte de 60 milliards.
Ainsi, ce revirement marque un signal fort. Et ce même si ce niveau reste inférieur de 14 % à celui de l’exercice précédent. Mais alors, qu’est ce qui explique ce renouveau pour la firme de Yokohama ? En fait, cette amélioration repose sur plusieurs leviers. D’abord, Nissan bénéficie d’une discipline renforcée sur les coûts, devenue centrale dans la stratégie impulsée par Ivan Espinosa. La faiblesse du yen joue aussi en faveur du constructeur en valorisant les revenus réalisés hors du Japon.
Le constructeur veut aller plus loin
Des éléments ponctuels, notamment la baisse des coûts liés aux obligations sur les émissions, ont également soutenu les comptes. Ce redressement financier intervient pourtant alors que les ventes restent sous pression. Nissan a écoulé 3,15 millions de véhicules dans le monde sur son dernier exercice, soit une baisse de 5,8 %. Ainsi, le recul dépasse légèrement les prévisions initiales. Et ce contraste souligne l’ampleur du chantier : restaurer les marges tout en relançant la demande. C’est précisément l’objectif d’Ivan Espinosa. À 47 ans, le plus jeune PDG de l’histoire de la marque imprime son rythme.
Et son programme Re:Nissan est particulièrement ambitieux. Il prévoit une réduction de coûts de 500 milliards de yens ainsi que la fermeture de sept usines sur dix-sept. Mais aissi 20 000 suppressions de postes et une baisse des capacités de production d’ici 2028. Une cure sévère mais nécessaire, pensée pour assainir durablement le groupe. Mais le dirigeant ne veut pas seulement réduire la voilure. Bien au contraire, il veut aussi et surtout reconstruire une dynamique industrielle. Ainsi, Espinosa affirme que Nissan avance plus vite que prévu sur plusieurs objectifs. Notamment la réduction des coûts fixes et l’adaptation des effectifs.
À l’échelle mondiale, Nissan vise près de 3,8 millions de ventes en cinq ans, soit une hausse d’environ 20 %. Ce pari repose en grande partie sur une gamme simplifiée, mieux ciblée et plus rentable.
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