Essai longue distance Omoda 9 PHEV (2026) : notre avis après 1 500 km
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Essai longue distance Omoda 9 PHEV (2026) : notre avis après 1 500 km

Rédaction 21 octobre 2026

Source : L'Argus — Auteur : Rédaction

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Long de 4,77 m, bardé d’équipements et animé par une mécanique hybride rechargeable de 537 ch, l’Omoda 9 vise sans complexe le segment des grands SUV familiaux. Nous avons testé les capacités de ce chinois au long d'un périple et vérifié s'il tenait sa promesse des 1 100 km d'autonomie.

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Le groupe Chery n’a visiblement pas l’intention de passer inaperçu en France. Après avoir abordé le marché avec Jaecoo, le constructeur chinois a déployé sa griffe Omoda au printemps 2026. Un blason haut de gamme positionné au-dessus des marques Jaecoo et Chery, lancée plus récemment en septembre. Sa gamme s’articule autour de deux SUV hybrides rechargeables, les 7 et 9. Ce dernier est reconnaissable à sa silhouette bien affirmée, à sa ligne de toit fuyant vers le hayon et à sa livrée gris mat (quatre autres teintes constituent le nuancier) le mettant en valeur. Après l’essai de l’Omoda 7, nous avons soumis le grand frère à un test longue distance de plus de 1 700 km.

Avec ses 4,77 m de long, l’Omoda 9 marche sur les plates-bandes des Peugeot 5008 et Volkswagen Tayron. Il garde également en ligne de mire les classiques allemands que sont les Audi Q5 et Mercedes GLC, sans oublier les Volvo XC60 et DS 7 (en attendant le N°7 PHEV). Certes, le SUV chinois fait l’impasse sur les sept places offertes par les premiers rivaux cités. Mais il réplique avec une arme bien connue des productions de l’empire du Milieu : un rapport prix/équipement imbattable. Pour 49 990 €, le grand SUV embarque de série une transmission intégrale, un amortissement piloté, des sièges chauffants, massants et ventilés, une sono à 14 haut-parleurs ou encore une caméra à 540°. Bref, de quoi faire réfléchir Monsieur tout-le-monde.

Essai Omoda 9 hybride rechargeable SHS

Avant de prendre la route, l’Omoda 9 impressionne par sa fiche technique. La chaîne de traction hybride rechargeable du chinois a pour cœur un quatre-cylindres 1.5 turbo à cycle Miller de 143 ch et 215 Nm, le même qui équipe les Chery et Jaecoo hybrides. Ce bloc est épaulé par trois moteurs électriques : deux sur le train avant (de 102 ch et 122 ch) et un sur l’essieu arrière (238 ch). Ces électro-machines sont alimentées par une batterie d’une capacité brute de 34,5 kWh. La puissance combinée culmine à 537 ch et 650 Nm. Une cavalerie digne (à sept équidés près) d’une Porsche 911 997 Turbo S et une démesure évidente pour un véhicule à vocation familiale… qui s’estompe toutefois à la première accélération.

Pédale de droite écrasée, le grand SUV accuse un temps de réponse de près d’une seconde avant de libérer une cavalerie qui semble amputée de moitié. Un mal pour un bien finalement, car le chinois s’épargne l’effet « coup de pied aux fesses » caractéristique de certains modèles électrifiés, privilégiant des accélérations linéaires et suffisantes. Il convient aussi d’évoquer la masse de 2 270 kg, preuve indiscutable que l'Omoda 9 ne boxe pas dans la catégorie poids plume. De quoi remettre en question la pertinence d’une telle débauche de puissance et cette ficelle commerciale qui permet à l’acheteur ravi de crâner lors du repas dominical ou devant son voisin roulant en Peugeot 5008 PHEV de « seulement » 225 ch. Il serait temps de revoir le mode de calcul et d’homologation de ces puissances cumulées…

Le chinois n’est donc pas le plus dynamique, et ce sentiment est renforcé par une direction artificielle. Il se montre toutefois rassurant, même sur sol humide, grâce à sa transmission intégrale assurée par une boîte automatique à trois rapports. Le chinois privilégie clairement le confort aux trajectoires au cordeau. Une philosophie bien plus en phase avec les attentes des familles. D’une part, il offre une belle onctuosité pour faire face aux imperfections de la chaussée. Merci à la suspension pilotée électromagnétique, qui analyse la route et ajuste la fermeté des amortisseurs en temps réel, mais aussi aux pneus à flancs hauts de 20 pouces. D’autre part, l’insonorisation est globalement satisfaisante, même sur autoroute, grâce notamment au vitrage acoustique.

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Le SUV chinois est équipé de quatre moteurs, dont trois électriques. Le système conserve toujours un niveau de charge minimum de la batterie pour assurer les relances en électrique.

Le SUV chinois est équipé de quatre moteurs, dont trois électriques. Le système conserve toujours un niveau de charge minimal de la batterie pour assurer les relances en électrique.

Le fonctionnement du système hybride participe également à ce confort de conduite, se révélant doux et silencieux. Le SUV favorise le roulage en électrique en s’appuyant sur le bloc arrière seul ou aidé des deux machines avant afin d'optimiser la motricité. De son côté, le quatre-cylindres s’éveille en silence pour apporter la pleine puissance ou pour alimenter la batterie. Dans les deux cas, il ne mouline jamais bruyamment comme c'est le cas chez certains rivaux. Enfin, l’alliance entre freinage dissipatif et régénératif (sur trois niveaux) n’altère pas le feeling à la pédale. En ville, le gabarit imposant du SUV (1,92 m de large) impose la vigilance. Heureusement, la caméra à 540° réduit le stress au moment de manœuvrer. On retrouve finalement des caractéristiques déjà observées sur le Chery Tiggo 7, à savoir le bien-être à bord et la facilité de prise en main. Et, pour une voiture familiale, la formule tombe juste.

L’Omoda 9 promet jusqu’à 1 100 km d’autonomie, dont 145 km en électrique (et même 192 km en cycle WLTP urbain). Sur notre trajet reliant Clermont-Ferrand à Bourges – alternant traversées de villes et voies secondaires jusqu’à Montluçon (sur 93 km), puis autoroute (sur 107 km pour un total de 200 km) –, nous avons parcouru 159 km sans consommer une goutte de carburant, soit 14 km de mieux que la valeur officielle. Ce rayon d’action aurait même pu s’étendre si le système hybride de l’Omoda 9 ne bloquait pas la dépense d’électrons sous les 14 %, car l’ordinateur de bord promettait encore 11 km à parcourir en électrique. Mais ce choix est judicieux, car il permet de garantir une assistance électrique à chaque démarrage et relance. Concrètement, à batterie faible, le chinois fonctionne comme un full hybride.

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Notre parcours en électrique a débuté au km 993 de notre périple. La batterie est à 99 % et la jauge d'essence indique encore 501 km à parcourir.

Notre parcours en électrique a débuté au kilomètre 993 de notre périple. La batterie est à 99 %, et la jauge d'essence indique encore 501 km à parcourir. Notez que le mode Eco s'active par défaut à chaque démarrage. 

Vincent Foultier

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159 km plus loin, le moteur thermique se réveille pour recharger la batterie. Cette dernière s'est vidée à 86 %. La jauge de carburant est restée la même qu'au départ.

Cent cinquante-neuf kilomètres plus loin, le moteur thermique se réveille pour recharger la batterie. Cette dernière s'est vidée à 86 %. La jauge de carburant est restée la même qu'au départ.

Vincent Foultier

Mais une si grande autonomie électrique s’avère-t-elle vraiment nécessaire au quotidien ? La réponse est nuancée. D’un côté, elle permet aux étourdis ou aux utilisateurs privés de borne à domicile d’espacer les recharges tout en profitant du mode électrique le lendemain. De l’autre, elle apparaît surdimensionnée pour les trajets habituels, le Français moyen ne parcourant qu'une trentaine de kilomètres par jour. Sans compter qu’un tel accumulateur augmente le poids et la consommation du véhicule une fois le réservoir entamé. Pour preuve, notre consommation s’est élevée à 9,3 l/100 km sur autoroute, soit 2 l/100 km de plus que celle d’un Peugeot 5008 PHEV (cette fois c’est le voisin qui vous narguera). Néanmoins, au terme de notre périple de 1 736 km (à une vitesse moyenne de 73 km/h) intégrant deux recharges, le bilan comptable s’élève à 115,6 l de sans-plomb, soit une consommation moyenne de 6,6 l/100 km. Une valeur très correcte pour un véhicule de ce gabarit et inférieure à celle revendiquée par le constructeur (6,9 l/100 km). La promesse des 1 100 km est donc quasi réalisable.

Pour autant, un autre revers de la médaille imputable à cette grosse batterie et au réservoir de 70 l apparaît au moment de passer à la pompe et à la borne. Comptez en effet plus de 140 € pour gaver le réservoir d’essence, tandis que notre facture d’électricité s’est élevée à 23 € sur une borne publique. À ce sujet, la puissance de recharge plafonne à 6,6 kW en courant alternatif et à 65 kW en courant continu. L’Omoda 9 réclame ainsi une vingtaine de minutes pour passer de 30 à 80 % de batterie.

Intérieur et volume de coffre Omoda 9 hybride rechargeable

À l'intérieur de l'Omoda 9, la qualité perçue est au rendez-vous. La planche de bord habillée d’inserts et de matériaux moussés, la console centrale flanquée de commandes rotatives métalliques, le ciel de pavillon gainé de suédine ou encore la sellerie en cuir véritable flattent la rétine. Les sièges, moelleux, profitent de tous les raffinements modernes. Ils sont électriques, à mémoire, chauffants, ventilés et massants. Sans oublier les deux haut-parleurs intégrés dans l’appui-tête conducteur qui permettent d'écouter la musique ou de téléphoner en toute discrétion. Bref, le chinois n’a rien à envier aux références d’outre-Rhin, qui ont à l'inverse perdu de leur superbe.

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Contrairement au Chery Tiggo 7, qui hérite de la même dalle, le système de l'Omoda 9 s'avère plus complexe et moins pratique à l'usage.

Le système de l'Omoda 9 s'avère plus complexe et moins pratique à l'usage que celui du Chery Tiggo 7, qui hérite pourtant de la même dalle.

On tique néanmoins devant certains éléments partagés avec le Chery Tiggo 7, le SUV d’entrée de gamme du groupe vendu à partir de 26 990 €. La présentation est comparable, le volant s’affuble des mêmes touches, et la double dalle numérique de 12,3 pouces est identique (à l’exception de la commande tactile du volume implantée à l’extrémité). Des économies d’échelle compréhensibles mais difficiles à digérer quand l’écart de prix dépasse 20 000 €. D’autant que l’ergonomie y perd au passage. L'info-divertissement du Tiggo 7 propose en effet un volet d’accès rapide, accessible d’un simple balayage vers le bas, pour déconnecter en un clic certaines des 20 aides à la conduite. L’Omoda 9 se montre moins convaincant sur ce point. La manipulation réclame un balayage à deux doigts au résultat capricieux, et la touche de raccourci pour shunter les assistances n’existe pas. Une mise à jour suffira à régler ce détail, mais cette débauche d’équipements finit par nuire à la simplicité de prise en main. Un défaut récurrent des productions chinoises.

L’empattement généreux de 2,80 m assure un bel accueil aux passagers. L’absence de tunnel central garantit un plancher plat, un bon point pour l’espace aux jambes. L’assise du milieu reste ferme et étroite ; elle fera davantage office de solution d’appoint. À deux, les passagers arrière apprécieront l’accoudoir escamotable, la climatisation et les sièges électriques, chauffants et ventilés. Deux prises USB (de type A et C) complètent la panoplie. Malgré le profil de SUV-coupé du véhicule et une surface vitrée effilée, l’habitacle n'apparaît pas étouffant. Il est au contraire est baigné de lumière grâce au grand toit ouvrant panoramique de 1,3 m2 monté de série. De son côté, le hayon motorisé s’ouvre sur un volume de coffre confortable de 660 l, extensible à 1 783 l lorsque la banquette est rabattue. Cette capacité de chargement n’est pas amputée par la présence de la batterie, car celle-ci trouve sa place sous le plancher comme dans une voiture 100 % électrique.

Prix, équipements et concurrence Omoda 9 PHEV

Affiché au tarif de 49 990 €, l’Omoda 9 mise sur une finition unique Premium suréquipée. Il fait ainsi l’impasse sur le catalogue d’options à rallonge. Seules les teintes extérieures sont en supplément. Comptez 600 € pour le gris Tech ou le noir Onyx, 900 € pour notre livrée gris mat et jusqu’à 1 500 € pour le noir mat associé au pack Black. De série, l’Omoda 9 profite d’une robe blanc Quartz. Avec sa dotation pléthorique (détaillée ci-dessous), le chinois inclut donc d’emblée des équipements habituellement facturés au prix fort par ses rivaux. Sans brader ses tarifs, l’Omoda 9 dégaine un rapport prix/équipement redoutable. Il se montre particulièrement agressif à la location avec des mensualités de 599 € sans apport (48 mois/40 000 km).

À titre de comparaison, un Peugeot 5008 PHEV de 225 ch réclame au minimum 46 090 € et dispose d’une dotation moins alléchante. Du côté des modèles premium, l’addition s’envole à 70 200 € pour un Volvo XC60 et à 72 650 € pour le Mercedes GLC 300e. Mais l’Omoda 9 paie sa surcharge pondérale. Malgré l’abattement de 200 kg accordé aux PHEV parcourant plus de 50 km en 100 % électrique, le chinois se voit infliger un malus au poids de 10 130 €. Ce surcoût porte la facture finale à 60 120 € et atténue forcément l’attrait de l’Omoda 9. Un SUV d’occasion premium plus abordable et tout aussi endurant saura faire douter les plus sceptiques. Mais le constructeur conserve quelques atouts pour séduire, comme sa garantie de 7 ans ou 150 000 km, poussée à 8 ans ou 160 000 km pour la chaîne de traction électrique. La peinture est quant à elle couverte durant 3 ans, tandis que la protection anti-corrosion court sur 12 ans sans restriction de kilométrage.

Notre avis sur l'Omoda 9 hybride rechargeable

  • Dans l’univers du groupe Chery, l’Omoda 9 s’impose comme une proposition séduisante pour quiconque recherche un grand véhicule suréquipé. Néanmoins, le manque de notoriété de la marque pourrait freiner certains acheteurs. Et l’écart de prix important avec le Chery Tiggo 7, certes moins statutaire mais généreusement doté et répondant aux besoins des foyers, pourrait également causer du tort à l’Omoda. Enfin, sa débauche de puissance et son imposante batterie relèvent davantage de l’argument commercial que d’une réelle nécessité au quotidien. Sans conteste, le groupe maîtrise l’art de remplir une fiche technique aguicheuse pour séduire Monsieur tout-le-monde, mais il lui reste à bâtir une image solide, une qualité de service après-vente primordiale et à prouver la fiabilité de ses véhicules.

On aime

  • Le rapport prix/équipement compétitif
  • Le confort
  • L’habitabilité généreuse
  • La garantie de 7 ans ou 150 000 km

On regrette

  • Le poids élevé de 2 270 kg
  • Une ergonomie à retravailler
  • La puissance démesurée et trompeuse

Fiche technique, caractéristiques, dimensions et poids de l’Omoda 9 hybride rechargeable 537 ch

Dimensions et poids
Longueur 4,77 m
Largeur sans rétros 1,92 m
Hauteur 1,67 m
Empattement 2,80 m
Volume du coffre 660 à 1 783 l
Capacité du réservoir 70 l
Poids à vide 2 270 kg
Moteurs et performances
Type de moteur essence, 4 cylindres en ligne turbo
Cylindrée 1 499 cm3
Puissance et couple thermique 143 ch-215 Nm
Type de moteur électrique 3 synchrones à aimant permanent
Puissance et couple électrique AV / AR 102 ch-170 Nm + 122 ch-220 Nm / 238 ch-310 Nm
Capacité batterie 34,46 kWh
Puissance combinée 537 ch
Couple combiné 650 Nm
Transmission aux 4 roues
Boîte de vitesses 3 rapports (3DHT)
0 à 100 km/h 4,9 s
Vitesse maximale 180 km/h
Consommation, recharge et CO2
Mixte WLTP 6,9 l/100 km
puissance du chargeur AC - DC 6,6 - 65 kW
autonomie mixte électrique WLTP - mesurée 145 km - 159 km
Rejets de CO2 38 g/km
Malus CO2 - 2026 0 €
Malus au poids - 2026 10 130 €
Puissance fiscale 7 CV
Garantie 7 ans - 150 000 km
Pays de production Chine

Omoda 9 Premium : 49 990 €

  • jantes alliage de 20 pouces
  • tous feux à LED
  • feux automatiques
  • poignées de porte rétractables
  • vitres arrière teintées
  • Apple CarPlay et Android Auto sans fil
  • navigation
  • combiné de 12,3 pouces
  • écran central de 12,3 pouces
  • affichage tête haute à réalité augmentée
  • banquette rabattable 40/60
  • sellerie cuir
  • volant à réglage électrique et chauffant
  • sièges avant à réglage électrique, chauffants, ventilés et massants
  • dossier banquette arrière ajustable électriquement
  • sièges arrière extérieurs chauffants et ventilés
  • vitrage acoustique
  • climatisation automatique bizone
  • système audio Sony 14 HP, dont 2 dans l’appui-tête conducteur
  • chargeur à induction ventilé 50 W
  • éclairage d’ambiance
  • toit ouvrant panoramique 1,3 m2
  • hayon électrique
  • caméra à 540°
  • rétroviseurs extérieurs chauffants et rabattables électriquement
  • 20 aides à la conduite
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