Essai Mercedes Classe C restylée : oui, le diesel a encore un avenir !
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Essai Mercedes Classe C restylée : oui, le diesel a encore un avenir !

Rédaction 27 octobre 2026

Source : AutoMoto — Auteur : Rédaction

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Prendre le volant d’une berline tricorps équipée d’un moteur diesel, ce n’est plus si courant en 2026. Le segment des berlines a pris un coup d’arrêt avec la suppression de plusieurs modèles chez les généralistes (Peugeot 508, Renault Talisman, Volkswagen Passat, Ford Mondeo…) et la plupart des constructeurs ont abandonné le carburant gras au profit de l’essence et de l’électrique. Le dernier exemple en date étant celui de BMW qui exclut toute motorisation diesel de la nouvelle Série 3 thermique malgré un franc succès sous son capot durant des décennies.

Chez Mercedes, on résiste. Malgré l’arrivée de la nouvelle Classe C électrique récemment essayée dans nos colonnes, l’actuelle génération thermique “W206” continue sa carrière et bénéficie d’un léger restylage pour se conformer au nouveau langage stylistique de la marque. Et elle conserve son offre très complète mêlant diesel, essence et hybride rechargeable. L’hybride rechargeable diesel disparaît en revanche du catalogue, faute de ventes suffisantes.

Une Classe C “à l’ancienne”

Dévoilée en août 2026, la Classe C restylée hérite des codes vus sur les Classe E et Classe S un peu plus tôt. La calandre prend en volume et se pare de petites étoiles chromées tout autour du logo Mercedes, au centre. Celui-ci est encadré par des fines lames chromées, tandis que le contour de la grille est également chromé. La calandre relie maintenant les phares grâce à un insert noir laqué, donnant un nouveau regard à la berline. Cela passe aussi par une signature lumineuse à étoiles à l’avant comme à l’arrière. Les feux de la berline reçoivent aussi deux étoiles illuminées de chaque côté de la malle. En revanche, le break n’a pas droit à de tels égards et conserve sa signature précédente.

essai mercedes classe c restylée La Classe C restylée s'offre de nouvelles optiques à la signature lumineuse en étoiles.

L’habitacle n’évolue pas tant que ça. La “C” thermique conserve son ancienne planche de bord, sans overdose d’écran. Voilà qui est rafraîchissant ! L’écran central de 11,9” au format portrait est légèrement incurvé vers le conducteur, et pilote la majorité des fonctionnalités avec certains raccourcis bien vus. La climatisation est par exemple toujours affichée en bas de l’écran, ce qui évite de devoir fouiller dans des menus. Au-dessus de l’écran, l’aérateur central hérite d’une discrète caméra de surveillance du conducteur, plutôt bien intégrée et remplaçant avantageusement l’ancien système de reconnaissance des profils (réglage du siège et des rétroviseurs, radio enregistrée…) par empreinte digitale sous l’écran. Le conducteur a face à lui des compteurs numériques personnalisables sur une dalle de 12,3”, et un affichage tête haute complet sur le pare-brise selon l’équipement. Il peut être à réalité augmentée, et afficher des flèches directionnelles lorsque la navigation est active. Le volant comprend à nouveau des commandes physiques sous forme de molettes pour le volume audio ou la distance du régulateur de vitesse actif. En revanche, les matériaux sont toujours inégaux, avec des plastiques peu flatteurs et qui ont tendance à “craquer” lors d’une pression ou au passage d’un dos-d’âne.

Le diesel encore recommandable

Durant cet essai sur les routes de Bavière, nous avons pris le volant de la C 250 d, qui représente encore une bonne partie du mix des ventes en France, notamment aux clients professionnels. Ici livrée dans une finition AMG Line au look sportif, elle repose sur une architecture propulsion mais est également disponible avec une transmission intégrale 4Matic. La C 250 d n’est en fait pas vraiment une nouvelle motorisation, puisqu’elle correspond à l’ancienne C 220 d avant restylage, avec de très menues évolutions. Il s’agit toujours d’un quatre-cylindres 2.0 turbo de 200 ch, associé à une micro-hybridation 48V assez évoluée, offrant 20 ch et 250 Nm supplémentaires dans certaines conditions. Au démarrage, lors d’accélérations ou à vitesse stabilisée, le système électrique prend régulièrement le relais avec des transitions douces entre thermiques et électriques. L’ensemble fait ainsi baisser la consommation moyenne, que nous avons mesuré à 6 litres en cycle mixte sur environ 200 km. Et quel plaisir que de voir une autonomie supérieure à 1 000 km grâce au réservoir de 66 litres et à l’appétit d’oiseau !

mercedes classe c La planche de bord change peu à l'occasion du restylage.

Si le diesel claque un peu à froid au démarrage, il sait se faire discret en conduite douce, notamment sur le réseau secondaire. Bien encapsulé sous le capot pour contenir ses vibrations, il est aussi aidé par des vitrages avant feuilletés selon l’équipement. Les passages de rapports se font de manière fluide, avec neuf rapports bien étagés. Seul le mode de conduite Sport se montre un peu caricatural en prolongeant un peu le délai de passage des vitesses pour grimper dans les tours. Notons que le levier au volant peut servir à rétrograder ou passer le rapport supérieur en tirant ou en poussant, tandis que les finitions AMG Line disposent aussi de palettes au volant pour reprendre le contrôle en conduite plus dynamique.

mercedes classe c 250 d La Classe C thermique n'est pas la plus accueillante, mais l'espace au second rang est correct.

Dans tous les cas, la Classe C n’est pas forcément pensée pour le dynamisme. Si la direction se montre assez précise et agréable à l’usage, elle est tout de même légère et mériterait un poil plus de consistance pour savoir où se place le train avant. Le moteur est volontaire et son couple de 440 Nm autorise des relances correctes, notamment en insertion ou lors de dépassements. Mercedes a revu le châssis de la Classe C à l’occasion du restylage, en raffermissant légèrement les suspensions qui n’en avaient pas forcément besoin. Heureusement, en privilégiant des jantes au diamètre raisonnable (18” sur notre version d’essai), le compromis est bon entre confort maximal et amortissement plus sec. La berline peut aussi disposer d’un amortissement piloté, tandis que des roues arrière directrices améliorent la maniabilité ou la stabilité selon la vitesse, en option.

Une concurrence de plus en plus réduite

Aussi proposée en break offrant un peu plus de coffre (490 à 1 510 l), la Classe C berline n’a aujourd’hui quasiment plus de concurrence, et d’autant plus en diesel. Chez Audi, l’A5 est proposée avec un 2.0 TDI de 204 ch dès 55 950 €. La BMW Série 3, elle, n’est maintenant plus proposée en diesel, et démarre maintenant à 55 850 € avec un 2.0 essence micro-hybride de 211 ch. Plus grande et un peu moins typée premium, la Skoda Superb propose encore un 2.0 TDI de 150 ch à partir de 50 510 €. En piochant dans le catalogue d’options, on peut donc se rapprocher des prix de la Mercedes, en ayant plus de place à bord et dans le coffre. La concurrence pourrait aussi être interne, avec la nouvelle CLA disponible en électrique et en micro-hybride. Plus moderne et typée coupé 4 portes, celle-ci affiche des dimensions proches et un tarif inférieur, dès 48 050 €…

mercedes classe c dimensions La Classe C thermique affiche 4,77 m de long dont 2,87 m d'empattement.

Notre avis

Toujours d’actualité malgré l’arrivée de sa sœur 100% électrique, la Classe C peut continuer sa carrière tranquille : la concurrence s’amenuise d’année en année malgré une silhouette et une motorisation toujours prisées des clients professionnels.

On aime :

  • Confort
  • Ergonomie légèrement améliorée
  • Comportement routier sain…

On aime moins :

  • …mais peu de dynamisme
  • Qualité de finition en régression

coffre Mercedes Classe C restylée Le coffre de la Classe C berline, moins accessible avec sa malle, atteint 455 litres.

Fiche technique Mercedes Classe C 250 d AMG Line

Version essayée : 64300 € (finition AMG Line)
À partir de 59 500 €
Conso durant l’essai (l/100 km) : 6,0
Conso mixte WLTP (l/100 km) : 4,4 - 5,0
CO2 (g/km)/malus : 116 - 131 / 230 à 1074 €
Puissance fiscale (CV) : 11
Pays de fabrication : Allemagne
Garantie : 2 ans/kilométrage illimité

GAMME PROPOSÉE
Essence, 177 à 218 ch, de 56100 à 58600 €
Hybride rechargeable essence, 326 ch à 394 ch, de 64300 à 71900 €
Diesel, 163 à 200 ch, de 55 300 à 62800 €

Conduire
Moteur : avant, longitudinal, 4-cylindres, diesel, biturbo, 1992 cm3 + alterno-démarreur 48V 17 kW
Transmission : propulsion, automatique, 9 vitesses.
Puissance (ch à tr/min) : 200 à 3400-3600
Couple (Nm à tr/min) : 440 à 1800-2800
Poids à vide (kg) : 1810
Long.xlarg.xhaut. (m) : 4,77x1,82x1,44
Empattement (m) : 2,87
Diamètre de braquage (m) : 11,1
Vitesse maxi (km/h) : 240
0 à 100 km/h (s) : 7,3
Pneus de série AV-AR : 225/45 R18 - 245/40 R18
Pneus de l’essai : Pirelli PZero M0-S
Vivre
Coffre (l) : 455
Largeur aux coudes AV/AR (cm) : 148/145
Espace aux jambes AR (cm) : 74
Réservoir (l) : 66

OPTIONS CONSEILLÉES

  • Pack Hiver : (volant et sièges AV chauffants) 350 €
  • Système audio Burmester 3D : 1250 €
  • Pack Agilité et Confort (roues arrière directrices et AMG Ride Control) : 2 150 €

Principales concurrentes

  • Audi A5 TDI, diesel 204 ch, à partir de 55950 €
  • Škoda Superb 2.0 TDI, diesel 150 ch, à partir de 55 240 €
  • BMW Série 3 “G50” 320, essence 211 ch, à partir de 55850 €

Marques et modèles :MERCEDES-BENZC (1993)

En résumé

Si Mercedes compte beaucoup sur la nouvelle Classe C électrique pour attirer les fans de technologies et d’écrans, les clients plus traditionnels continueront à porter leur choix sur l’ancienne “C” thermique légèrement retouchée, et toujours disponible en diesel.

La vidéo à voir

Voitures plus chères : le patron de Mercedes met en garde contre la préférence européenne !

Auto Plus · 27 oct.

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